Une différence entre un enfant et un adulte : l'adulte a, par les expériences, les apprentissages personnels, et l'éducation entre autres, appris à fonder son propre jugement. Qu'il soit plus sensible que la moyenne ne veut pas dire qu'il soit mois apte à l'autonomie. Ce n'est pas parce qu'on a plus de mal à gérer certaines émotions et celle des autres qu'on ne sait pas fonder un jugement sain. Le contraire est vrai, ce n'est pas parce qu'une personne est dépendante qu'elle est plus sensible...
La sensibilité et l'autonomie sont différentes. Ce n'est pas parce que quelqu'un dira quelque chose d'amusant que je vais rire, si les propos tenus ne correspondent pas à ce qui m'amuse. C'est là que le jugement personnel entre en jeu. La capacité d'analyse se trouve influencée par notre propre sensibilité, c'est le lot commun de la majorité êtres humains (du moins ceux qui n'ont pas de pathologie psy lourde), mais ça ne nuit pas à la réflexion. C'est surtout le contexte et l'éducation qui conditionne le jugement. Il est bien connu que le métier, par exemple, influence le jugement. C'est le point de vue personnel, conditionné par le vécu.
Certains arrivent à analyser sans y mêler leurs émotions. C'est loin d'être la majorité.
Si tu parles d'autonomie affective, je pense que les personnes atteintes de psoriasis sont effectivement plus sensible au regard qu'on leur porte. Mais d'un autre côté, le besoin de donner de l'affection est aussi plus développé que la moyenne. Ce n'est pas un besoin d'être guidé dans les décisions, c'est un besoin d'échanges affectifs. Regarde ta vie, et tu verras que des décisions, tu as su en prendre seul(e). Mais tu verras aussi que les moments les plus difficiles, soit tu te sera renfermé(e) pour les gérer à ta façon, soit tu les auras vécus seul(e). Dis moi si j'ai tort ou raison
Pour en revenir aux neurones-miroirs, oui, il reste au final quelque chose de l'enfance, comme une certaine naïveté, qui met plus de temps à évoluer que la moyenne. Comme l'a si bien dit une personne qui m'est très chère, il y a des gens à maturation lente, voire très lente. Un décalage de maturité, une gestion des émotions moins facile.
Pour prendre mon exemple, j'ai eu mes enfants assez jeune. Je suis une personne très sensible, pourtant j'élève seule mes 4 enfants. Je pense prendre de bonnes décisions, le plus rationnellement possible ; émotionnellement je suis une bombe à retardement

mais lorsqu'il s'agit de décisions à prendre, je vois les conséquences et j'assume. Et je pense donc que ce n'est pas l'hypersensibilité qui nuit à l'autonomie.
Avant, on disait qu'un enfant atteignait l'âge de raison à 7 ans. Ce qui a été découvert, c'est que, vers 7 ans, un enfant fait la différence entre le bien et le mal, sauf si personne n'a su lui apprendre jusque là. Donc toute personne ayant reçu un minimum d'éducation verra, plus ou moins bien, la conséquence de ses actes. Donc, sauf absence d'éducation, et pathologie psy, tout être humain est doué de capacité d'analyse. Après tout n'est que question de point de vue, de contexte. Et c'est pour ça que j'aime à dire qu'il n'existe pas qu'une Vérité, mais que chaque personne douée de réflexion possède sa propre vérité. Les échanges affectifs, la remise en question, les Lois, le caractère guident chaque personne sur le chemin de sa vérité, et d'un côté l'hypersensibilité est un atout, car elle permet aussi de s'ouvrir au jugement, au point de vue des autres, et de progresser, si on sait écouter mais qu'on ne perd pas de vue qui nous sommes.
La connerie est une maladie mortelle : on n'en guérit hélas jamais...