entre rage et espoir...
Posté : mer. mars 13, 2013 10:48 pm
Bonjour,
nouvelle sur ce fo', je tente une présentation.
Atteinte par le psoriasis depuis mon adolescence (peut être un peu avant au cuir chevelu), j'ai eu la chance de n'avoir développé que quelques traces sur les articulations.
Depuis presque deux ans, je suis en procédure de divorce, ça ne se passe pas très bien après 8 annnées de mariage fort peu glorieuses, j'ai craint tout ce temps que le pso gagne du terrain. Il a enfin fait son apparition de manière spectaculaire... une bonne dose de stress et une série de pépins à la Calimero l'ont dernièrement fait ressortir. Jackpot, de la tête aux pieds, pas un centimètre carré de peau n'est épargné.
C'est vraiment vicieux, le pso! Lors des crises de démangeaisons, j'arrive à des excercices dignes d'un contortionniste, entre réussir à soulager l'entre-jambe dans un lieu public, faire la danse de l'ours sur le montant des portes, et trouver les ustensiles à me fourrer dans les oreilles pour soulager les conduits auditifs, c'est à rendre barge... Mais j'en profite pour faire marrer mes enfants, en poussant des cris d'animaux (pas trop fort quand même, faut pas leur faire peur ^^), entre l'ours, le chat, le singe, au moins ça met de l'ambiance
je n'avais jamais réussi à faire partir les quelques traces que j'avais avant, malgré l'utilisation régulière de Diprosone et de crèmes hydratantes. Après 8 années d'un mariage raté et deux ans tournés vers l'espoir, je me rends à l'évidence... ce n'est malheureusement pas avec le pso que je vais un jour connaitre une vraie vie de couple. Dommage, mais c'est à rayer de la liste des prévisions. Le sort s'acharne, problèmes d'argent, problèmes de voiture, de maison, 4 jeunes enfants à élever quasi seule... et ce foutu pso qui s'en mêle.
Après quelques jours d'apathie, complètement abattue par ce nouveau coup du sort, j'ai pris une décision.
Non, je ne veux pas vivre avec le pso. Je ne tenterai pas l'impossible, je n'ai pas non plus espoir de m'en débarasser complètement. Mais devoir composer avec, hors de question. Que les gens me regardent bizarrement, je m'en tamponne, cet été je serai en short. Et s'il me vient l'envie de mettre un deux pièces sur la plage, n'en déplaise aux voisins de serviette, j'irai me baigner. En gros, le psoriasis, je l'emmerde, qu'il aille se faire voir. je suivrai le traitement, mais les jours sans moral, j'irai me coucher à poil et sans crème. Et sans remord.
Le regard des autres, je m'en balance. ce ne sont pas les autres qui galèrent à se gratter, c'est bibi. Et bibi, ras le bol des privations, ras le bol de toujours faire gaffe aux autres, ras le bol de ne pas vivre. La vie est belle, et je préfère de très loin avoir un pso à un cancer. Il y a tant de choses à vivre... et la vie est courte. Vivre enfermée et triste, je l'ai fait lors de mon mariage. Là j'ai plus que jamais envie de bouffer la vie.
J'ai un pso, je ne suis pas la seule, et il y a bien pire ailleurs. Il y a également pire que ce problème, il y a mieux, le tout est de savoir ce qu'on voudrait de mieux dans la vie. Je n'arrive pas à le considérer comme une maladie, mais plutôt comme une sorte de présence inopportune. Comme je l'ai lu sur l'un des messages de ce fo', entourons nous de gens qui en valent la peine. Eloignons nous des cons, des tristes, et tournons nous sur nos envies, nos désirs. Tout en composant avec notre entourage, je n'ai plus qu'à en arriver à ma conclusion...
IL FAUT VIVRE!!!!
nouvelle sur ce fo', je tente une présentation.
Atteinte par le psoriasis depuis mon adolescence (peut être un peu avant au cuir chevelu), j'ai eu la chance de n'avoir développé que quelques traces sur les articulations.
Depuis presque deux ans, je suis en procédure de divorce, ça ne se passe pas très bien après 8 annnées de mariage fort peu glorieuses, j'ai craint tout ce temps que le pso gagne du terrain. Il a enfin fait son apparition de manière spectaculaire... une bonne dose de stress et une série de pépins à la Calimero l'ont dernièrement fait ressortir. Jackpot, de la tête aux pieds, pas un centimètre carré de peau n'est épargné.
C'est vraiment vicieux, le pso! Lors des crises de démangeaisons, j'arrive à des excercices dignes d'un contortionniste, entre réussir à soulager l'entre-jambe dans un lieu public, faire la danse de l'ours sur le montant des portes, et trouver les ustensiles à me fourrer dans les oreilles pour soulager les conduits auditifs, c'est à rendre barge... Mais j'en profite pour faire marrer mes enfants, en poussant des cris d'animaux (pas trop fort quand même, faut pas leur faire peur ^^), entre l'ours, le chat, le singe, au moins ça met de l'ambiance
je n'avais jamais réussi à faire partir les quelques traces que j'avais avant, malgré l'utilisation régulière de Diprosone et de crèmes hydratantes. Après 8 années d'un mariage raté et deux ans tournés vers l'espoir, je me rends à l'évidence... ce n'est malheureusement pas avec le pso que je vais un jour connaitre une vraie vie de couple. Dommage, mais c'est à rayer de la liste des prévisions. Le sort s'acharne, problèmes d'argent, problèmes de voiture, de maison, 4 jeunes enfants à élever quasi seule... et ce foutu pso qui s'en mêle.
Après quelques jours d'apathie, complètement abattue par ce nouveau coup du sort, j'ai pris une décision.
Non, je ne veux pas vivre avec le pso. Je ne tenterai pas l'impossible, je n'ai pas non plus espoir de m'en débarasser complètement. Mais devoir composer avec, hors de question. Que les gens me regardent bizarrement, je m'en tamponne, cet été je serai en short. Et s'il me vient l'envie de mettre un deux pièces sur la plage, n'en déplaise aux voisins de serviette, j'irai me baigner. En gros, le psoriasis, je l'emmerde, qu'il aille se faire voir. je suivrai le traitement, mais les jours sans moral, j'irai me coucher à poil et sans crème. Et sans remord.
Le regard des autres, je m'en balance. ce ne sont pas les autres qui galèrent à se gratter, c'est bibi. Et bibi, ras le bol des privations, ras le bol de toujours faire gaffe aux autres, ras le bol de ne pas vivre. La vie est belle, et je préfère de très loin avoir un pso à un cancer. Il y a tant de choses à vivre... et la vie est courte. Vivre enfermée et triste, je l'ai fait lors de mon mariage. Là j'ai plus que jamais envie de bouffer la vie.
J'ai un pso, je ne suis pas la seule, et il y a bien pire ailleurs. Il y a également pire que ce problème, il y a mieux, le tout est de savoir ce qu'on voudrait de mieux dans la vie. Je n'arrive pas à le considérer comme une maladie, mais plutôt comme une sorte de présence inopportune. Comme je l'ai lu sur l'un des messages de ce fo', entourons nous de gens qui en valent la peine. Eloignons nous des cons, des tristes, et tournons nous sur nos envies, nos désirs. Tout en composant avec notre entourage, je n'ai plus qu'à en arriver à ma conclusion...
IL FAUT VIVRE!!!!