C'est un sujet intéressant, à prendre avec des pincettes, car de là à dire qu'on est responsable de notre psoriasis il n'y a qu'un pas que certains pourraient franchir.
Je n'ai du pso que depuis un peu moins d'un an.
En fait non.. J'ai du pso depuis une quinzaine d'années mais il était dormant. Deux petites plaques sur chaque jambe, qui me grattaient et refusaient de partir.
Mais je ne savais pas encore que c'était du pso.
Pourtant mon père a eu un pso géant ainsi que l'une de mes soeurs et un frère et une soeur ont du pso "gérable", quelques plaques aux coudes, aux genoux, sur la tête...
C'est dire si je pense l'avoir dans le sang !
J'ai vécu des moments pas faciles ces dix dernières années.
Sans rentrer dans les détails : Mari violent et enfant handicapé... et d'autres joyeusetés...
Et pourtant, le pso est resté tapi... à l'inverse d'autres maladies qui se sont acharnées sur moi.
Asthme, céphalée, maux de dos, et surtout parodontite qui m'a fait perdre toutes mes dents. j'ai bien morflé...
Et le pso... toujours endormi.
Je me suis libérée de mon bourreau... je me suis trouvé un petit paradis dans le sud avec mon gosse pour qui j'ai trouvé de très bon spécialistes.
J'ai soigné mon dos, ma tête, mon asthme et me suis fait implanter toutes mes dents.
Je reprends ma vie en main, j'ai des projets, des rêves... à nouveau.
...
Et là, mon pso se réveille.
Alors, que dire !
Un pso sous les pieds essentiellement.
Ras le bol d'avancer, sûrement.
Mais pour autant, je ne vois pas le rôle que je voudrais lui donner.
Ce pso, il m'emmerde, il me ralentit.
Est-ce sa fonction ?!
M'obliger à me poser un peu ? à cesser d'avancer, toujours, toujours !!
Ma meilleure amie qui a fait des études de psycho me dit que j'ai tellement perdu l'habitude de m'écouter, que mon corps m'envoie des signaux de plus en plus clair.
Stop !! Me dit mon pso.
Peut-être.